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[ARTICLE] NOE, Le Numérique dans nos Ecoles - Episode 13, L’utilisation du VidéoProjecteur Interactif pour s’initier à la mise en page et à l’art

05/07/19
[ARTICLE] NOE, Le Numérique dans nos Ecoles - Episode 13, L’utilisation du VidéoProjecteur Interactif pour s’initier à la mise en page et à l’art

La série NOE, Le Numérique dans nos Ecoles présente les usages du numérique encadrés par un professionnel de l'enseignement. L’épisode 13 présente, sous forme d'un article l’utilisation du VidéoProjecteur Interactif pour s’initier à la mise en page et à l’art en classe de CM1 de Madame Sandrine Lucas et Madame Séverine Lacour, de l'école élémentaire Jean de la Fontaine au sein de la commune de Saint-Aubin-de-Médoc. 


L’utilisation du VidéoProjecteur Interactif pour s’initier à la mise en page et à l’art en classe de CM1.

En ce bel après-midi à l’école Jean de la Fontaine à Saint-Aubin-de-Médoc, le VidéoProjecteur Interactif de la classe des CM1 s’apprête à être mis à contribution dans le cadre de deux cours bien différents. Sandrine Lucas, directrice et enseignante, est ravie de pouvoir utiliser cet outil depuis quatre ans, notamment pour travailler sur la mise en page d’un document. Séverine Lacour, enseignante dans la même classe, le met à profit lors d’un cours d’histoire de l’art où le VPI plonge les élèves au coeur d’un tableau.

Accompagner un discours d’une démonstration.

Il y a quelques mois, Madame Lucas a lancé un défi aux élèves de CM1 : lire au moins 10 livres parmi une sélection de 55 ouvrages de littérature jeunesse. Tous ont atteint cet objectif, il a même été dépassé par une élève qui en a lu 40 ! L’occasion pour eux de réaliser maintenant des fiches de lecture qui seront mises à disposition des futurs élèves de CM1, pour les guider dans leurs choix. L’après-midi commence avec un cours de mise en page. En binômes, les élèves s’emparent des ordinateurs portables et attendent les instructions avec excitation. La directrice donne les consignes pour partir du bon pied. La classe connaît déjà le logiciel de traitement de texte* qu’ils vont utiliser aujourd’hui, mais un rappel de l’arborescence informatique est toujours bienvenu. “Vous vous souvenez ? C’est comme une grande armoire avec plein de fichiers dedans. Il faut enregistrer la fiche dans le dossier qui porte mon nom.”, précise Madame Lucas. 

C’est ici que le VPI devient particulièrement utile. Grâce à l’outil, elle peut organiser la séance sur le tableau en l’accompagnant d’un tutoriel visuel et adapté au rythme des élèves, qui prennent encore leurs marques dans ce domaine. Elle leur propose de créer la fiche de lecture du livre intitulé “La Nouvelle Maîtresse”. La directrice accompagne chacune de ses instructions orales d’une démonstration visible par tous et en temps réel. A chaque étape, elle leur demande de regarder le tableau, pendant qu’elle montre la marche à suivre, puis de s’exécuter sur leur ordinateur. A eux de suggérer les informations à mentionner sur la feuille, comme le titre, l’auteur, l’illustrateur et le résumé. Les élèves sont ravis de mettre le texte en forme à leur convenance : ils jouent avec la taille de police, sa couleur. Pendant ce temps, l’enseignante prend le temps de passer entre les bureaux et de s’assurer que chaque binôme y parvient. A défaut, elle reformule et donne des indications supplémentaires, notamment pour faire le “î” de “maîtresse” au clavier. Madame Lucas n’oublie jamais d’associer discours et exemple visuel, pas à pas : “Pour définir l’espace d’écriture du résumé du livre, on va insérer un rectangle. Vous regardez dans le menu en haut, vous cliquez sur “insertion”, puis “forme” et enfin “rectangle”. 

“Le VPI simplifie tout ! Avant, on donnait les instructions, mais on ne pouvait pas montrer un exemple à tous les élèves en même temps. Maintenant, ils peuvent se familiariser avec le traitement de texte et la mise en page de façon bien plus efficace puisque nous avançons tous ensemble.”

L’art devient vivant.

Après une séance sur la mise en page d’un texte, c’est maintenant l’heure de se consacrer aux arts plastiques pour les élèves de Séverine Lacour. Ils ont déjà travaillé sur quelques peintres renommés et leur style caractéristique. L’enseignante projette un tableau sans dévoiler plus de détails sur celui-ci et demande à ses CM1 de deviner le peintre qui en est à l’origine. Très vite, le nom de Vincent Van Gogh se dégage et convainc toute la classe. Un élève trouve même le titre du tableau affiché : “La Nuit Étoilée”. Ils décomposent ensuite les différents éléments du tableau. Quelques-uns commentent le premier plan.  “C’est ce qu’on voit tout de suite, ce qui est plus grand.”. Ici, ce sont des cyprès représentés par une imposante masse noire. Au deuxième plan, ils voient le village ; les montagnes au troisième ; et enfin le ciel. Pour en appréhender les contours, les enfants viennent tour à tour au tableau et tracent les limites des plans et les éléments clés de l’oeuvre à l’aide du stylet numérique. Ils sont ravis de s’approcher au plus près de l’oeuvre et d’interagir avec elle. 

Madame Lacour pousse les enfants à s’interroger : “Que veulent dire les spirales qui se rejoignent au centre ?”. Louis, 10 ans, a une vision très personnelle : “Il a fait ça pour que tout le monde regarde son tableau et pas celui des voisins.” L’enseignante se réjouit de ces prises de parole décomplexées : “L’art est une matière qui se vit. Grâce à la projection de l’oeuvre au tableau, les enfants peuvent aller pointer un élément et cela facilite les échanges.” Visible en grand format devant leurs yeux, l’oeuvre semble plus accessible, moins mystérieuse. Les enfants  s’imprègnent mieux de l’univers de l’artiste. 

On s’en sert dans toutes les matières.

Selon les deux enseignantes, le VPI est une source intarissable de matière éducative. “Pour dynamiser les séances, l’idéal c’est de projeter des images et d’autres contenus.”, précise Madame Lucas, qui se sert de l’outil à chaque cours d’Histoire/Géographie pour l’enrichir de vidéos, de tableaux ou de documents sonores. Certains apprécient la praticité du VPI : “En Géographie, la maîtresse n’est pas obligée d’imprimer plein de feuilles, elle les met au tableau et on y voit beaucoup mieux. On comprend mieux aussi.” D’autres, comme Evane, 9 ans, sont heureux de satisfaire leur curiosité : “On peut chercher les mots qu’on ne connaît pas quand on fait une dictée et tout le monde voit la définition.”

Autre exemple : entre mai et mi-juin, chaque élève avait pour mission de réaliser un exposé individuel. Ils pouvaient l’accompagner d’une affiche ou d’un diaporama. L’un d’eux avait choisi d’aborder la Statue de la Liberté et avait délivré un discours de qualité. Malheureusement, ses camarades avaient progressivement relâché leur attention par manque de stimulation visuelle. Madame Lacour avait encouragé l’élève à recommencer son intervention pendant qu’elle affichait des contenus complémentaires grâce au VPI. L’exposé avait pris une autre dimension pour la classe, intéressée par le discours agrémenté d’illustrations adaptées. 

Se lancer et apprendre avec les enfants.

Il y a quatre ans, la directrice de l’école Jean de la Fontaine a bénéficié de l’installation d’un VPI dans sa classe et dans une classe de CM2, motivée par les perspectives éducatives du numérique pendant le cycle 3. Toutes les classes seront équipées d’un VPI d’ici la rentrée scolaire 2019. Il faut à présent former les enseignants qui verront leur classe dotée d’un outil aussi prometteur. 

Elles concèdent que la préparation de nouveaux supports de cours demandent beaucoup d’investissement la première année, mais elles montrent la voie aux enseignants réfractaires. Elles sont la preuve qu’il ne s’agit pas de maîtriser parfaitement le VPI avant de commencer à s’en servir en classe. Madame Lacour n’est pas freinée au quotidien : “Les élèves eux-mêmes savent me guider. Ce n’est pas grave si je cherche ou si je me trompe. J’apprends moi aussi tous les jours et les élèves m’aident avec plaisir. Le VPI est un outil si intéressant que je ne me vois plus m’en passer.”

Une nouvelle fois, le VidéoProjecteur Interactif a conquis enfants et professeurs. Les parents également, qui n’ont jamais émis d’inquiétudes quant à un tel changement des pratiques d’enseignement. L’investissement personnel et le plaisir d’enseigner restent les ingrédients principaux d’une démarche de modernisation des méthodes d’apprentissage. Devant un tel succès, la directrice envisagerait d’acquérir une caméra pour initier les enfants au montage vidéo. 

 

*LibreOffice

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