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[ARTICLE] NOE, Le Numérique dans nos Ecoles - Episode 14, L’utilisation du VidéoProjecteur Interactif en Français et en Mathématiques

09/07/19
[ARTICLE] NOE, Le Numérique dans nos Ecoles - Episode 14, L’utilisation du VidéoProjecteur Interactif en Français et en Mathématiques

La série NOE, Le Numérique dans nos Ecoles présente les usages du numérique encadrés par un professionnel de l'enseignement. L’épisode 14 présente, sous forme d'un article l’utilisation du VidéoProjecteur Interactif en Français et en Mathématiques en classe de CM1 de Monsieur Cyril Saubesty, de l'école élémentaire Magonty au sein de la commune de Pessac. 


L’utilisation du VidéoProjecteur Interactif en Français et en Mathématiques en classe de CM1.

 

Sur une affiche à côté du tableau, le programme de la matinée annonce “Etude de la langue française” et “Mathématiques”. Cyril Saubesty, enseignant à l’école élémentaire Magonty à Pessac, peut compter sur le VidéoProjecteur Interactif pour l’aider dans sa mission. Ses élèves de CM1 bénéficieront aujourd’hui d’une séance de travail dynamique, placée sous le signe de la collaboration !

Un support stimulant qui facilite les interactions.

Aujourd’hui, les CM1 vont travailler sur les connecteurs logiques... mais ils ne le savent pas encore ! Sur le VPI, l’enseignant projette un texte à trous. Aux élèves de le compléter avec une liste de mots projetés au tableau et de trouver le point commun entre eux. Quand vient le moment de corriger, les volontaires sont nombreux : une élève vient au tableau et note les suggestions de ses camarades. Auriane, 10 ans, ajoute d’ailleurs “J’adore aller au tableau parce que j’ai l’impression d’être une maîtresse.” Les CM1 comprennent vite l’objet de la leçon du jour. Au fil des exercices, les enfants vont tour à tour au tableau pour déplacer les connecteurs selon ce qu’ils indiquent, le temps ou l’espace, guidés par les questions de leur professeur. Des étiquettes au nom des élèves sont collées au mur. Quand l’un d’eux passe, il retire la sienne. Devant tant d’enthousiasme pour aller au tableau, il faut s’assurer que chacun en ait l’occasion. Pas de jaloux !

Ce qui plaît le plus aux élèves, c’est de manipuler les éléments projetés pour faire avancer la leçon.  “J’adore le français, quand on doit retrouver les mots cachés dans un texte. Il y a du suspens.”, se réjouit Romane, 10 ans. Le VPI est ludique et stimulant, et c’est ce qui plaît aux enfants. Si le support les enchante, ils ne perdent pas pour autant le contact avec le papier ; chaque exercice s’accompagne d’une trace écrite dans un cahier individuel.

Monsieur Saubesty a à coeur de faire travailler ses élèves par petits groupes. La classe est d’ailleurs disposée en îlots de quelques tables pour favoriser les interactions. “Il ne faut pas être tourné en permanence vers l’outil. Il vaut mieux garder cet agencement qui facilite le travail de groupe.” nuance l’enseignant. Que ce soit pour donner des instructions au camarade qui passe au tableau, ou pour remplir une fiche de français, les élèves argumentent entre eux, se corrigent et proposent des améliorations, stimulés et encouragés par l’interactivité du VPI.

Un outil de différentiation qui répond aux besoins des élèves.

Après plusieurs exercices, l’enseignant lance des ateliers sur les différents outils mis à disposition dans la classe. Une élève travaille l’anglais sur l’un des ordinateurs, tandis qu’un binôme fait des recherches sur Montesquieu dans le cadre d’un exposé sur l’autre PC. “J’adore les petits ateliers où on fait des recherches par deux sur un ordinateur, ça permet de découvrir plein de choses tout seul.”, explique Sacha, 10 ans. 

Un groupe est invité à une séance de mathématiques en petit effectif. Le reste de la classe est en autonomie : ils ont quelques exercices à réaliser individuellement sur leur cahier d’entraînement. Cette organisation permet un apprentissage différencié, modulable, qui répond aux besoins spécifiques de certains élèves. 

Au tableau, quatre élèves s’installent pour un jeu de fléchettes. Un énoncé projeté affiche un score à atteindre et une cible. Tour à tour, les élèves viennent placer les fléchettes sur la cible de façon à obtenir le score attendu. L’enseignant se place en retrait et laisse le groupe discuter. Un élève écrit au tableau l’opération correspondante au positionnement des fléchettes. Là encore, Monsieur Saubesty stimule le débat et les échanges. Il propose ensuite un autre jeu. Chaque enfant se voit attribuer une couleur et doit jeter ses quatre pions colorés sur une cible en papier. Il reproduit alors son score avec les fléchettes sur la cible projetée. Le groupe note tous les résultats et déduit le gagnant. Bien qu’ils soient restés calmes pendant la séance, ils n’ont pas pu cacher leur enthousiasme de travailler cette matière sur le VPI. Pendant quelques minutes, le professeur a pu concentrer son enseignement plus particulièrement sur ces quatre élèves.

Grâce à cet outil numérique, l’enseignant peut mettre en place des séances personnalisées pour soutenir certains enfants en léger décalage avec le rythme d’acquisition du reste de la classe : soit pour pousser un sujet, soit pour revenir sur des notions.

S’investir au début pour mieux évoluer ensuite.

Au bout de quatre ans d’utilisation du VPI à l’école Magonty, Monsieur Saubesty a pu mettre en place une véritable mémoire de travail et ce, dans toutes les matières. Il a d’abord bénéficié d’une formation de trois heures dispensée par les conseillers pédagogiques de la commune. Puis, le professeur a choisi d’approfondir ses compétences sur son temps personnel. “Dans un premier temps, il faut s’investir même si ça peut être effrayant. Mais au fur et à mesure, on enrichit sa pratique et on gagne en temps.”, raconte l’enseignant. 

Inclure le VPI dans un cours nécessite un temps de préparation, notamment au début où l’outil est encore mystérieux pour les professeurs. Mais Monsieur Saubesty n’en démord pas : l’utilisation du VPI offre des fonctionnalités et contenus très didactiques. Les cours évoluent régulièrement. Ils s’enrichissent et peuvent se conserver sur plusieurs années, voire même se partager sur les réseaux sociaux ou sites de contenus pédagogiques. Monsieur Saubesty ajoute d’ailleurs qu’il aimerait avoir “une formation continue tout au long de l’année pour approfondir l’apprentissage de cet outil et pousser encore davantage son utilisation.”

S’il offre des possibilités infinies, il faut parfois s’en détacher.

Avec le VPI, la préparation des cours prend une toute autre tonalité. Le professeur peut télécharger les versions interactives des manuels, ou enrichir ses contenus de visuels et supports audio captivants pour les élèves. L’apprentissage des langues devient tout de suite plus vivant et dynamique. Il peut également annoter des documents numérisés directement au tableau et réaliser ses propres supports de cours. C’est là que le VPI montre tout son potentiel. Projeter le livre sur l’écran devient si facile qu’un jour peut-être, les enfants se passeront du poids des manuels scolaires dans leur cartable.

Ces quelques années d’utilisation ont permis à Monsieur Saubesty de comprendre que le VPI est “un simple outil, il n’est pas une fin en soi. Il faut l’adapter, ou faire sans, de temps en temps.” L’interactivité est attrayante, mais les enfants doivent parfois se recentrer sur des méthodes d’apprentissage plus classiques pour continuer à manipuler différents supports et garder cette richesse. Conscient de sa chance, Monsieur Saubesty s’en sert tous les jours et dans toutes les matières. Il sait en tirer le meilleur pour faciliter l’apprentissage de ses CM1.

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